Antibes - 18 octobre 2026
Mieux connaitre les facteurs de risque et optimiser le dépistage, en identifiant notamment des populations à plus haut risque de développer un cancer du sein permettrait de préparer des actions de prévention en amont de la maladie, et d’intervenir plus tôt : aux tout débuts de l’apparition de la maladie.
La médecine de précision, intervenant à des niveaux moléculaires, a déjà changé la donne pour de nombreuses femmes ; ces informations innombrables désormais disponibles sur les natures de chaque cancer ont révélé la grande variété des tumeurs entre les patientes : prendre en charge de façon adéquate chaque tumeur dans sa spécificité reste un terrain de progrès immense à venir. Les cancers triple négatifs, particulièrement agressifs, constituent à ce titre un terrain d‘investigation prioritaire.
Alors qu’un bon nombre de cancers du sein, traités à temps, sont aujourd’hui bien pris en charge, il est désormais possible d’intégrer aux champs de recherche la qualité de vie des patientes pendant et après le traitement. Anticiper les séquelles à long terme permet par exemple de préparer en amont l’accompagnement des patientes par des dispositifs adéquats (information, échanges, pratiques d’activités physiques ….).
Cancers du sein : Plus de 25 ans d’avancées décisives pour les malades !
Le constat : Dans les cancers du sein triple-négatifs, certaines cellules cancéreuses résistent aux chimiothérapies en réparant les dommages causés dans leur ADN.
La découverte : L’équipe de Muriel Le Romancer, au centre de recherche en cancérologie de Lyon, a identifié le rôle essentiel de deux protéines dans la réparation de ces dommages. En laboratoire, l’équipe a montré qu’en bloquant ces protéines grâce à deux thérapies ciblées, les cellules cancéreuses redeviennent sensibles à deux chimiothérapies différentes.
Ce que cela change : Cette avancée prometteuse ouvre la voie à un essai clinique évaluant l’association de ces deux thérapies ciblées avec l’une de ces chimiothérapies.
Soutien de la Fondation ARC : 50 000 € attribués en 2022.
Le constat : Certaines cellules du tissu mammaire qui entoure les cancers du sein triple-négatifs deviennent des« fibroblastes associés au cancer ».
La découverte : L’étude coordonnée par Maria Carla Parrini et Fatima Mechta-Grigoriou, à l’Institut Curie à Paris, a permis d’identifier un type de fibroblastes qui, sous l’effet de la chimiothérapie, émettent des molécules spécifiques capables de déclencher, dans les cellules cancéreuses, des signaux qui stimulent leur survie, leur résistance à la chimiothérapie et leur dissémination.
Ce que cela change : En bloquant ces signaux, les chercheurs parviennent à empêcher cette résistance. Une piste à fort potentiel pour renforcer encore l’efficacité des chimiothérapies.
Soutien de la Fondation ARC : 450 000 € attribués en 2021.
115 projets. C’est le nombre de projets de recherche sur les cancers du sein financés par la Fondation ARC de 2021 à 2025, pour un montant total de 13,8 millions d’euros.
Découvrez les 4 projets de recherche
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Retrouver tous les projets de recherche soutenus par la Fondation ARC
Ce vaste programme de recherche vise actuellement à s’assurer qu’une stratégie de dépistage basée sur le risque individuel de développer un cancer serait au moins aussi efficace que le dépistage organisé actuel.
Le protocole testé par cette étude propose des mammographies plus fréquentes aux femmes à risque élevé de cancer du sein, et moins fréquentes aux femmes à bas risque.
Pour mener à bien cette étude, l’objectif est de recruter 85 000 femmes volontaires de 40 à 70 ans durant 4 ans.
Des travaux coordonnés par UNICANCER et dont la Fondation ARC est partenaire.