Illus - Enjeux et promesses de la recherche sur les cancers du sein

Enjeux et promesses de la recherche sur les cancers du sein

Prévention, dépistage, connaissances en biologie, prise en charge thérapeutique des patientes et amélioration de la qualité de vie, les enjeux sont nombreux, les progrès sont immenses. La recherche sur les cancers du sein constitue un territoire varié et riche d’espoirs !

Seule la recherche permettra de guérir le cancer !

Mieux connaitre les facteurs de risque et optimiser le dépistage, en identifiant notamment des populations à plus haut risque de développer un cancer du sein permettrait de préparer des actions de prévention en amont de la maladie, et d’intervenir plus tôt : aux tout débuts de l’apparition de la maladie.

La médecine de précision, intervenant à des niveaux moléculaires, a déjà changé la donne pour de nombreuses femmes ; ces informations innombrables désormais disponibles sur les natures de chaque cancer ont révélé la grande variété des tumeurs entre les patientes : prendre en charge de façon adéquate chaque tumeur dans sa spécificité reste un terrain de progrès immense à venir. Les cancers triple négatifs, particulièrement agressifs, constituent à ce titre un terrain d‘investigation prioritaire.

Alors qu’un bon nombre de cancers du sein, traités à temps, sont aujourd’hui bien pris en charge, il est désormais possible d’intégrer aux champs de recherche la qualité de vie des patientes pendant et après le traitement. Anticiper les séquelles à long terme permet par exemple de préparer en amont l’accompagnement des patientes par des dispositifs adéquats (information, échanges, pratiques d’activités physiques ….).

Cancers du sein : Plus de 25 ans d’avancées décisives pour les malades !

1985

Premiers résultats prouvant l'efficacité de l'hormonothérapie adjuvante contre les cancers du sein hormonodépendants

 

1998

Premier traitement ciblé contre les cancers du sein HER2+

 

2013

Premier anticorps lié à une molécule de chimiothérapie contre les cancers du sein HER2+

 

2015 - 2018

Thérapies ciblées contre les cancers du sein hormonodépendants

 

2019

Première immunothérapie en association avec une chimiothérapie contre les cancers du sein triple-négatifs métastatiques PD-L1+

 

2021

Immunothérapie en association avec une chimiothérapie pour certains cancers du sein triple-négatifs localisés à haut risque

 

2021

2ème anticorps conjugué contre les cancers du sein HER2+

 

2022

Thérapie ciblée contre certains cancers du sein en cas de mutations héréditaires BRCA1 ou BRCA2

 

2023

Certaines femmes traitées pour un cancer du sein précoce hormonodépendant peuvent, sous surveillance médicale étroite, interrompre temporairement leur traitement afin de mener un projet de grossesse

 

2023 - 2026

De nouveaux traitements permettent de mieux cibler certains mécanismes de résistance à l'hormonothérapie dans les cancers du sein avancés

 

2023 - 2026

De nouveaux anticorps conjugués, qui ciblent les cellules cancéreuses pour leur délivrer une chimiothérapie de manière plus précise, élargissent les options de traitement pour plusieurs formes de cancers du sein avancés

 

2026

Utilisée en complément de l'expertise des radiologues, l'IA pourrait améliorer la lecture des mammographies et contribuer à détecter davantage de cancers à un stade plus précoce

Découvrez 2 avancées prometteuses

Renforcer l’efficacité des chimiothérapies à l’aide de thérapies ciblées

Le constat : Dans les cancers du sein triple-négatifs, certaines cellules cancéreuses résistent aux chimiothérapies en réparant les dommages causés dans leur ADN.

La découverte : L’équipe de Muriel Le Romancer, au centre de recherche en cancérologie de Lyon, a identifié le rôle essentiel de deux protéines dans la réparation de ces dommages. En laboratoire, l’équipe a montré qu’en bloquant ces protéines grâce à deux thérapies ciblées, les cellules cancéreuses redeviennent sensibles à deux chimiothérapies différentes.

Ce que cela change : Cette avancée prometteuse ouvre la voie à un essai clinique évaluant l’association de ces deux thérapies ciblées avec l’une de ces chimiothérapies.

Soutien de la Fondation ARC : 50 000 € attribués en 2022.

Bloquer les signaux envoyés par les cellules voisines de la tumeur

Le constat : Certaines cellules du tissu mammaire qui entoure les cancers du sein triple-négatifs deviennent des« fibroblastes associés au cancer ».

La découverte : L’étude coordonnée par Maria Carla Parrini et Fatima Mechta-Grigoriou, à l’Institut Curie à Paris, a permis d’identifier un type de fibroblastes qui, sous l’effet de la chimiothérapie, émettent des molécules spécifiques capables de déclencher, dans les cellules cancéreuses, des signaux qui stimulent leur survie, leur résistance à la chimiothérapie et leur dissémination.

Ce que cela change : En bloquant ces signaux, les chercheurs parviennent à empêcher cette résistance. Une piste à fort potentiel pour renforcer encore l’efficacité des chimiothérapies.

Soutien de la Fondation ARC : 450 000 € attribués en 2021.

115 projets. C’est le nombre de projets de recherche sur les cancers du sein financés par la Fondation ARC de 2021 à 2025, pour un montant total de 13,8 millions d’euros.

Les 4 projets de recherche soutenus par la Fondation ARC dans le cadre du Triathlon des Roses en 2025

Découvrez les 4 projets de recherche

Les 4 projets de recherche soutenus par la Fondation ARC dans le cadre du Triathlon des Roses en 2024

Découvrez les 4 projets de recherche

 

Retrouver tous les projets de recherche soutenus par la Fondation ARC

La Fondation ARC est partenaire de MY PeBS, grande étude européenne qui évalue une nouvelle stratégie de dépistage du cancer du sein

Ce vaste programme de recherche vise actuellement à s’assurer qu’une stratégie de dépistage basée sur le risque individuel de développer un cancer serait au moins aussi efficace que le dépistage organisé actuel.
Le protocole testé par cette étude propose des mammographies plus fréquentes aux femmes à risque élevé de cancer du sein, et moins fréquentes aux femmes à bas risque.
Pour mener à bien cette étude, l’objectif est de recruter 85 000 femmes volontaires de 40 à 70 ans durant 4 ans.
Des travaux coordonnés par UNICANCER et dont la Fondation ARC est partenaire.

En savoir plus sur MyPeBS